Activation artistique
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NOUVEAUX CHEMINS DE L'ART
Expérimentations en commun
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Pour favoriser le partage d’expériences artistiques, Horizome déploie des propositions dans des temporalités, des lieux et des contextes variés, de manière à croiser la route des habitant·es et usager·es de la ville.
Chaque année depuis sa création, Horizome accueille un·e artiste ou collectif en résidence au sein des locaux de l’association. Il s’agit ainsi de favoriser l’ouverture vers le champ artistique, la recherche et la création de temps d’expression dans le quartier de Hautepierre. Les résidences ont lieu dans l’espace public et sont des moments qui favorisent l’échange entre les différents acteurs du territoire : l’artiste, les habitant·es, les partenaires, les chercheur·euses, le collectif….
En complément, le collectif Horizome propose un volet axé sur la transmission des pratiques artistiques liées au projet de média de quartier et à la création sonore, permettant de croiser les expertises et les envies. On y retrouve notamment une web radio et un studio d’enregistrement.
RÉSIDENCES ARTISTIQUES PARTICIPATIVES
Elisa Sanchez
Après on joue à cache cache ? · 2025
Elisa Sanchez est xxx
Description de la résidence
Cette résidence s’inscrit dans le cadre de l’été culturel 2025 grâce au soutien du programme Jeunes Estivants, de Scènes et Territoires et de la DRAC Grand Est.
Aurore Lhuillier et Fatima Karam
Broderie urbaine cartographique · 2024
Description des artistes
Texte de description
Marie Storup, Cécile Espinasse et Léa Jacob
Café ça beigne · 2023
Description des artistes
Texte de description
Arielle Grasser
Nom de la résidence - 2010
Freddy Tsimba est sculpteur et plasticien. Né en 1967, en plein cœur de Kinshasa, il y travaille toujours. Depuis sa médaille d’argent aux 4e jeux de la francophonie à Ottawa en 2001, il circule à travers le monde pour présenter son travail. Il est notamment l’auteur de la sculpture emblématique de Matonge à Bruxelles. Sculptant l’histoire de son pays, il réalise des sculptures à figures humaines ou singesques, des corps de réfugiés, d’exilés, de combattants, de femmes enceintes avec des matériaux de récupération tels que des douilles ou des couverts en métal. Les traversées périlleuses de son pays jusqu’aux zones de combat à la recherche de douilles, la collecte quotidienne de mauvais couverts en métal dans les rues de Kinshasa font partie intégrante de sa démarche artistique. C’est là qu’il récolte les histoires de ses concitoyens et qu’il écrit les mémoires de sa République Démocratique du Congo.
Texte de description
Johanna Rocard
Braves HTP 40 · 2020
Johanna Rocard est née 1985 à Versailles.
Sa passion pour l’expression du corps et la gestuelle s’est affirmée avec la pratique de la danse contemporaine au lycée. S’en est suivi un apprentissage effectué au Conservatoire.
Mais l’artiste a voulu associer sa passion artistique avec une dimension plus sociale, en faisant un DUT en intervention socio-culturelle. Par la suite, elle continuera sa formation dans les arts-plastiques tout au long de son cursus universitaire. Ses formations lui ont donc octroyé une triple « menace » : la danse, les arts-plastiques et l’intervention sociale.
Ce projet artistique est dans un processus de recherche-création où le domaine artistique entre en articulation avec le domaine sociale. L’artiste s’est fortement inspirée de la Grande folie de Strasbourg, cette épidémie dansante qui a eu lieu en 1518. L’objectif était de saisir l’articulation, tout au long du projet, qui se trouve dans les relations qu’entretiennent nos corps à la notion de courage dans les moments de crises et de transitions.
La finalité de ce projet illustrant le courage est de créer un dancefloor pour temps de crises à Hautepierre, où tous·tes peuvent danser ensemble.
Le contexte de pandémie et de crise dans lequel s’est déroulé la résidence a eu une forte importance. L’artiste a voulu mettre en évidence la relation du corps avec la notion de courage dans de tels moments, en dehors de toutes barrières sociales.
« Plus qu’une simple fête, le projet est une invitation à faire revivre des groupes de citoyens hétérogènes, rassemblés pour déjouer, de manière heureuse, les forces obscures propres au temps de crises. Au carrefour de la performance, du rituel collectif et du temps festif, le projet est avant tout un espace dédié à la complicité, où se mêlent entente secrète collective, subversion et jeu entre humain·es, espaces physiques, politiques et poétiques »
Johanna Rocard
Compagnie Placement Libre
Méga Lumen · 2019
La Compagnie Placement Libre est formée de David Séchaud, diplômé de la HEAR, dont le travail se caractérise par un questionnement du rapport entre l’objet et la scène et l’espace, et de Maëlle Payonne, diplômée de l’École des arts du cirque de Toulouse, qui s’intéresse tout particulièrement aux jeux de lumières dans ses créations.
La compagnie propose une redéfinition du théâtre par la mise en avant de la scénographie. Sur la scène, c’est le processus théâtrale qui est lui-même spectacle. Les matériaux présents, l’équipement, l’éclairage les improvisations et les risques pris font de la pièce une aventure tant que pour les spectateur·ices que pour les acteur·ices, tous·tes devenant par là, ensemble, performeur·euses.
La Compagnie Placement libre a posé ses valises à Hautepierre de juillet à septembre 2019 pour mener à bien son projet. Elle a commencé par la visite des différentes mailles de nuit pour découvrir leur luminescence, une brouette lumineuse en guise de luciole qui a su attirer petit à petit la curiosité des habitants la croisant.
C’est la maille Brigitte qui a été choisie pour accueillir la représentation finale, pour l’hétérogénéité de ses éclairages. Une fois le choix de la maille fait, les habitants et la Compagnie Placement libre ont travaillé ensemble sur les décorations des éclairages afin de leur donner vie. Les revêtements d’éclairages se sont vus accompagnés de sons par le biais d’histoires créées par les enfants du quartier autour de leur façon de penser, ressentir et vivre la nuit.
Mega Lumen est la réappropriation habitante de l’éclairage urbain. Les éclairages, perçus comme intouchables, ont été dotés de caractéristiques symboliques, esthétiques. S’est ainsi jouée une véritable co-création, où chacun·e, habitant·e et artiste, a pu laisser libre cours à sa propre créativité sans critère d’exigence imposé.
« Pour explorer la complexité du rôle de la lumière dans une ville ; pour questionner la différence entre ce que l’on voit, ce que l’on regarde, ce que l’on donne à voir et ce qu’on s’autorise à regarder, il paraît intéressant de proposer une approche créative et festive de l’éclairage du quartier de Hautepierre. »
David Sécheaux et Maëlle Payonne
Ayman Hazzouri
D'un alphabet à l'autre · 2017
Ayman Hazzouri est né en 1977, en Syrie. Il vit et travaille en France. En 2000, il est diplômé de la faculté des Beaux-Arts à l’université de Damas. En 2008, il obtient un Master 2, puis en 2013 un PhD en arts visuels à l’université des Arts de Strasbourg. Ayman a participé à de nombreuses expositions en Syrie et en France. Certains de ses travaux ont été acquis par le ministère de la culture en Syrie, et également dans le cadre de collections privées.
L’artiste a commencé sa résidence à Hautepierre en août 2017 avec des activités nomades. D’une maille à l’autre, il a rencontré les habitants et les a invité à participer. Son périple a commencé par la maille Brigitte, puis Catherine, Karine et enfin Éléonore. Il a installé son atelier dans des lieux de passage, tous les jours de 15h à 19h, dans l’optique de créer du lien social avec et entre les habitants. Ces ateliers nomades se sont basés sur trois activités artistiques :
La peinture. Ayman a proposé aux participants de travailler sur des alphabets du monde en traçant des lettres sur différents supports planche en bois, toile, carton, papier avec de la peinture acrylique.
La calligraphie. C’est un voyage dans le temps pour découvrir la technique traditionnelle de l’écriture avec un “calame” (roseau) et de l’encre. Le principe est d’effectuer des exercices de calligraphie avec ces outils traditionnels en répétant des lettres.
Le marbling ou papier marbré. Cette technique traditionnelle repose sur le fait d’emplir un bac d’eau et d’y ajouter un agent actif pour permettre à la peinture de flotter à la surface. Les effets et les formes s’impriment sur le papier en donnant des motifs de marbre.
Romain Barthélémy
Uphonies (U/FO/NI) - 2016
Romain Barthélémy a été formé en composition musicale classique et contemporaine (Conservatoire Massenet, NUIM), puis en design sonore (ESBAM-IRCAM). Il travaille dans les domaines de la scénographie sonore, de l’art numérique et du design sonore industriel. Il est collaborateur régulier de l’agence Laps et membre fondateur du collectif AAIO.
Compositions linéaires, installations sonores spatialisées, interfaces numériques : son double parcours en composition musicale et design sonore l’amène à créer des univers sonores pour différents supports.
Uphonies (U/FO/NI) est un dispositif interactif qui permet de voyager dans les utopies sonores du quartier de Hautepierre. Le projet s’intéresse à l’ordinaire sonore, aux sons du quotidien que l’on entend sans écouter, que l’on produit sans prêter attention, et qui révèlent pourtant la vie d’un quartier. Il s’est incarné dans une installation interactive où, tournant la roue du temps, le visiteur part à la découverte des bribes sonores du siècle à venir. Il ouvre ainsi des brèches, des failles, vers les futurs sonores possibles de son quartier.
Tout au long de la résidence, des ateliers participatifs dans l’espace public ont été organisés avec les enfants de Hautepierre. Pendant les journées de la tournée des mailles, à Catherine, Karine, Jacqueline ou Éléonore, pendant l’événement Arachnima, ou bien en déambulation libre dans la maille Brigitte, ils ont pu écouter, enregistrer, commenter leur environnement sonore, chasser les sons à l’aide d’enregistreurs numériques, ou encore jouer à un jeu d’anticipation sonore conçu spécialement pour la résidence. Ils ont ainsi pu imaginer des transformations à venir du paysage sonore.
« Cette résidence m’a permis de tester pas mal de choses. Créer cette installation numérique sonore, en faisant participer les habitant·es, a été très enrichissant. En tant que designer sonore, je travaille sur les audioguides des musées par exemple, mais ce genre d'expérience collaborative était une première pour moi. »
Romain Barthélémy
Nicolas Pasquereau et Pierrick Albert
Hautepierre s'imagine · 2015
Nicolas Pasquereau est artiste, designer graphique et enseignant. Sa pratique se traduit par différentes productions en lien avec l’image à l’instar d’affiches, photographies, éditions, applications, vidéos, installations ou blog.
Pierrick Albert est architecte de formation. Parallèlement à son travail au sein d’une agence, il a participé à la naissance du « glif », une association pluridisciplinaire dédiée à l’ingénierie de projets culturels et sociaux.
Après avoir passé l’été à Hautepierre, les artistes Pierrick et Nicolas ont présenté « Hautepierre s’imagine », une œuvre plastique, sonore et numérique. Explorant imaginations passée et future, sondant la mémoire photographique du quartier, le travail des artistes a donné lieu à une suite de sérigraphies et une installation sonore inspirée par le récit de hautepierrois. Leur problématique a été accompagnée d’une démarche où l’habitant a une place centrale dans la réflexion et la production artistique. La restitution de la Résidence artistique a été proposée sous la forme d’un parcours de découverte entre la maille Jacqueline et la maille Brigitte.
Les trames ordinaires
Les bavardages du béton · 2014
Les Trames Ordinaires est un studio de graphisme composé de deux graphistes indépendants, Gwendoline Dulat et Florent Vicente.
Les deux artistes vivent sur Strasbourg et ont installé leur atelier mobile dans les locaux de La Semencerie, provisoirement La Moquetterie.
Leurs productions explorent le signe et la typographie à travers des identités visuelles ou des objets imprimés (affiche, dépliant, livre, catalogue). Ils travaillent également leur mise en espace – espace public, signalétiques, scénographie – ou leur manipulation par la création d’outils pédagogiques ou ludiques.
Après avoir créé la typographie Yum-Yum qui a servi à composer les journaux – et qui est restée la typographie d’Horizome –, trois actions ont été menées dans le quartier dans le cadre des « Bavardages du béton ».
Aménageons la place Érasme : depuis 2012, les collectifs Horizome et Délits d’archi mènent un projet d’aménagement urbain participatif et ouvert, au cœur de la maille Éléonore. Trois journaux – Eley Parc, Le Projet, Après ? – ont été réalisés avec les habitant·es. Composés de photographies, de textes descriptifs, de poèmes, de citations de chantiers et de dessins, ils témoignent du temps de construction.
Allô ma maille ? Dans les années 70, quand Pierre Vivien réalise les plans du quartier Hautepierre, il baptise chaque maille d’un prénom féminin. Ouvrant la possibilité de s’adresser directement à leur quartier, 5 lignes téléphoniques au nom de Brigitte, Catherine, Éléonore, Jaqueline et Karine ont été mises en place. Une cabine téléphonique mobile a également été construite et s’est déplacée dans l’espace public. Les messages récoltés ont ensuite été retranscrits et affichés en grand sur les murs de Hautepierre.
T’es de Haupierre si… Inspiré du groupe Facebook éponyme, ce journal propose un portrait du quartier vu par les habitant·es. Deux ateliers d’écriture ont été menés auprès d’enfants, puis un appel à participation a été lancé sur internet pour récolter les textes. Ayant choisi une place centrale pour réaliser le journal – en face du Auchan –, c’est également pendant le temps de réalisation que de nombreuses personnes sont venues lire les phrases et en proposer de nouvelles.
Androa Mindre Kolo
Nom de la résidence - 2010
Description
Texte de description
description
« Le quartier de Hautepierre, en rénovation urbaine, me rappelle mon pays d’origine, le Congo, qui est aussi un chantier en développement. Ma sensibilité personnelle fait écho à des chantiers qui sont aussi dans la vie des habitants du quartier. Sa situation excentrée par rapport au centre ville, sa population multiculturelle, sa configuration de cité-dortoir : ce quartier nourrit mon inspiration et devient mon atelier d’artiste à ciel ouvert. »
Androa Mindre Kolo
Rossella Piccinno et Zahra Poonawala
Nom de la résidence - 2010
Après avoir fait ses premières expériences en travaillant en tant que technicienne dans le cinéma d’animation, Rossella Piccinno débute dans la mise en scène en 2005. Elle réalis en 2009 le documentaire plusieurs fois primé Hanna et Violka.
Son travail explore les identités culturelles, les problèmes liés à la discrimination ou les conflits liés au pouvoir et aux jeux de rôle dans la famille comme dans les communautés. Elle travaille souvent sur la mémoire, individuelle et collective, et sur la relation qu’on développe avec le passé. Son approche reste liée à l’observation directe et ethnographique.
Texte de description
Freddy Tsimba
Nom de la résidence - 2010
Freddy Tsimba est sculpteur et plasticien. Né en 1967, en plein cœur de Kinshasa, il y travaille toujours. Depuis sa médaille d’argent aux 4e jeux de la francophonie à Ottawa en 2001, il circule à travers le monde pour présenter son travail. Il est notamment l’auteur de la sculpture emblématique de Matonge à Bruxelles. Sculptant l’histoire de son pays, il réalise des sculptures à figures humaines ou singesques, des corps de réfugiés, d’exilés, de combattants, de femmes enceintes avec des matériaux de récupération tels que des douilles ou des couverts en métal. Les traversées périlleuses de son pays jusqu’aux zones de combat à la recherche de douilles, la collecte quotidienne de mauvais couverts en métal dans les rues de Kinshasa font partie intégrante de sa démarche artistique. C’est là qu’il récolte les histoires de ses concitoyens et qu’il écrit les mémoires de sa République Démocratique du Congo.
Texte de description
Marguerite Bobey
Art et anthropologie : devenir Hautepierroise · 2010
Description / bio
La résidence de Marguerite Bobey a pris deux directions : la conception artistique du projet et la résidence en tant que telle. Marguerite Bobey a fait partie de ces habitant·es-militant·es qui suivent les temps forts du quartier (Fête du quartier, l’été, journée de la jeunesse, automne, fête de noël, carnaval, l’hiver…), les rencontres institutionnelles, les réunions de quartier où l’on (s’)écoute, participe et propose des actions. Pendant un an, l’artiste a filmé ces rencontres, récolté la matière première qui lui a permis d’entreprendre un travail de fond, de création vidéo pour les 40 ans de Hautepierre.
Son rôle hybride a été celui de l’entre-deux : à la fois au contact des Hautepierrois·es en tant qu’habitante et au contact des structures du quartier, en tant que voisine, membre de l’association Horizome pour le développement artistique et vidéaste- performeuse dans le quartier.
HTP RADIO

La radio de la débrouille
HTP radio est un programme d’ensemble évolutif dont le but est de transformer les images sur le quartier de manière collective, avec, par et pour les habitant·es. Dans une ambiance générale de défiance des médias traditionnels, la possibilité d’une prise de parole critique et alternative par la narration radiophonique (fictions, interviews, productions musicales, documentaires, balades sonores…) nous permet de nous saisir d’enjeux civiques et politiques et d’engager un débat plus proche des réalités du quartier de Hautepierre.
Il s’agit plus concrètement de mettre en débat le médium, développer l’esprit critique et ainsi prendre conscience d’une nécessaire remise en question des sources trouvées sur le web. Cette démarche permet de conscientiser les jeux de manipulation qui peuvent graviter autour de l’information, et ainsi apporter d’autres points de vue sur le monde qui nous entoure. Afin d’y parvenir, nous avons fait le choix de relier des pratiques journalistiques, artistiques et scientifiques.