Initiative citoyenne

La mise à l’écoute : c’est ce qui a fait émerger plusieurs des projets accompagnés par Horizome aujourd’hui. Nés des envies et savoir-faire des Hautepierrois·es, ils se déploient au rucher HTP, le tiers-lieu de l’association, ou dans l’espace public.

ACCOMPAGNER

Émancipation et créativité

L’expérimentation collective et individuelle comme processus

Depuis sa création, Horizome conçoit des dispositifs permettant de favoriser la réappropriation habitante. Dans le contexte de renouvellement urbain actuel (2009-2019 puis 2020-2030), l’association accompagne les Hautepierrois·es à se saisir des outils de la fabrique de la ville pour affirmer leur pouvoir d’agir et participer aux transformations à l’œuvre. 

Horizome travaille historiquement à la réappropriation du cadre de vie – espaces publics, pieds d’immeuble, jardins partagés. L’association accompagne aussi, dans son tiers-lieu, les initiatives visant l’échange de savoir-faire et l’autonomisation. 

Son rôle est de faciliter la mise en œuvre des projets par des temps d’échange et du soutien. L’association vise aussi à favoriser les dynamiques de coopération et d’émancipation, les deux se construisant en miroir l’une de l’autre. 

MARCHÉ DE NOËL DE HAUTEPIERRE

Le marché de Noël de Hautepierre a été initié par une habitante, Aïcha Zaoui. La première édition a eu lieu en décembre 2024 et a réuni plusieurs partenaires du quartier : la Direction de territoire Cronenbourg-Hautepierre, le Centre socio-culturel Le Galet, la JEEP Hautepierre, la compagnie 12:21 ou encore l’Orchestre philharmonique de Strasbourg. Une seconde édition a eu lieu en 2025 et la préparation de l’édition 2026 a déjà été engagée par Aïcha Zaoui et les partenaires impliqués.

noel

L’initiative vise à doter le quartier de son propre marché de Noël et à rassembler les habitant·es autour d’un projet citoyen, festif et ouvert.

« Il n’y a aucune activité à Hautepierre pendant les fêtes, alors pourquoi ne pas créer un marché solidaire et animer le quartier et amener la pomme d’amour jusqu’ici ? »

RÉPAR'CAFÉ PETIT ÉLECTROMÉNAGER

Les répar’cafés petit électroménager sont des temps d’entraide ouverts à tous·tes, portés par un groupe d’habitant·es bénévoles engagé·es dans la transmission de savoir-faire pratiques. Dans un esprit convivial, chacun·e peut venir avec un appareil en panne (grille-pain, cafetière, aspirateur, machine à coudre ou autres objets du quotidien…) afin de tenter de le réparer ensemble, plutôt que de le jeter. 

Ces moments reposent sur l’échange, la débrouille collective et l’apprentissage par la pratique. Les habitant·es bénévoles accompagnent les participant·es dans la compréhension des pannes, le démontage des objets et les gestes de réparation, sans expertise préalable obligatoire. Au-delà de la remise en état des appareils, ces rendez-vous créent des espaces de rencontre et de solidarité, où se construit une culture commune de la réparation, du réemploi et de la réduction des déchets. 

ATELIERS TEXTILES ZÉRO DÉCHET

Dans la continuité de leur résidence artistique effectuée au sein d’Horizome en 2025, Aurore Lhuillier et Fatima Karam, habitantes de Hautepierre, ont souhaité proposer des ateliers de couture et de broderie aux adhérent·es de l’association. 

Financée grâce au soutien de l’Eurométropole de Strasbourg, dans le cadre de l’appel à projet Zéro Déchet, l’initiative attire chaque mois petit·es et grand·es souhaitant réparer ou customiser leurs vêtements.

LE JARDIN DE MARIE-CLAIRE

À Hautepierre, certaines initiatives naissent simplement… au pied de chez soi. C’est le cas de Marie-Claire.

Arrivée du Cambodge dans les années 80, elle cultive depuis des années, dans son appartement puis devant son immeuble, des plantes issues de ses racines, de ses souvenirs et des connaissances transmises par sa maman. Peu à peu, son salon déborde. Alors elle sort. Elle plante dehors, au pied de son immeuble, sur le parking, dans les interstices entre deux places de voitures. Là où rien n’était prévu pour pousser.

Son jardin s’installe, s’étend, transforme le paysage. Ce qui était un espace minéral devient un lieu vivant, une serre à ciel ouvert, un coin de nature inattendu au milieu du quartier.

En cultivant ces petits espaces, Marie-Claire opère un geste fort : elle transforme l’espace public, anonyme et de passage, en un espace presque intime. Un geste personnel qui dépasse largement sa propre histoire. Car en embellissant ce bout de rue, elle agit pour tous et toutes. Elle change les regards, apaise les lieux, crée de la curiosité et du lien.

Son jardin ne lui appartient pas vraiment. Il est regardé, traversé. Les habitant·es s’arrêtent, échangent, posent des questions. On découvre des plantes qu’on ne connaissait pas, des techniques de jardinage, de bouturage, des histoires venues d’ailleurs.

texte