Recherche-action
Le travail de recherche-action en sciences humaines et sociales combiné à celui de recherche-création en sciences des arts, mené en parallèle des actions de terrain, est mené par des chercheur·euses et étudiant·es, des adhérent·es à l’association et des laboratoires partenaires d’Horizome.
RÉINTERROGER
Réflexivité collective
La méthodologie d’Horizome est fondée sur le recul et la construction sur le temps long
Fondée en 2009 par une anthropologue urbaine et une artiste, Barbara Morovich et Marguerite Bobey, Horizome s’affirme depuis sa création avant tout comme un collectif. Les personnes qui le composent – chercheur·euses, voisin·es, étudiant·es, acteurs associatifs ou publics – cheminent ensemble.
En 2021, Horizome a précisé sa méthodologie, qu’elle a baptisée TRI-co (en référence aux mailles du quartier de Hautepierre), pour expliciter sa démarche. Cette méthodologie d’intervention participative, qui mise sur le processus plutôt que sur le résultat, propose de tester en commun, de se tromper puis de s’adapter ensemble aux situations.
La méthode TRI-co compte trois phases : la phase de co-compréhension pour prendre le temps de se faire confiance, la phase de co-conception pour expérimenter et se former ensemble, puis la phase de co-construction pour concrétiser des initiatives citoyennes en projets de société. Les projets de recherche menés avec et par Horizome s’inscrivent tous dans cette approche.
RACONTER ODYLUS
À partir d’avril 2019, sur une période de dix-huit mois, l’une des ailes de l’ancienne clinique Sainte-Odile, dans le quartier du Neudorf, s’est transformée en centre d’accueil et d’accompagnement pour des familles et des personnes isolées. C’est le premier projet d’habitat intercalaire à Strasbourg.
Le projet Odylus est conçu comme une expérimentation, à la fois sociale et artistique, où on teste différentes manières de fabriquer un lieu du commun. L’association l’Étage gère l’accompagnement social tandis que tous les trois mois, le collectif Horizome invite sur place un·e artiste ou un collectif d’artistes. Avec les habitant·es, iels imaginent un projet pluriel, collaboratif et artistique qui participe à la vie collective.
Un suivi de recherche porté par Horizome a été mis en place, avec l’objectif d’interroger l’impact du projet artistique sur les personnes concernées (résident·es, membres des équipes, voisin·es…) et sur le lieu. Un site a été créé dans le cadre du projet pour restituer ces dix-huit mois de recherche-action.






EXCIPIENT
« Depuis tout petit je suis là, moi. Je suis une légende ici. Je connais tout le monde. Quand on naît ici, on connaît tout le monde à Hautepierre. »
David, président du jardin de la maille Catherine Tweet





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Terrains communs
L’association peut être une interface de réflexivité partagée entre chercheur·euses, voisin·es ou artistes s’intéressant au quartier de Hautepierre et aux enjeux de recherche-action, recherche-création ou recherche participative.
Interventions
Les membres de l’association interviennent régulièrement à la radio, à l’université, à l’occasion de rencontres professionnelles ou lors de colloques, pour échanger autour de ses projets, de son histoire et de sa méthodologie de recherche.
Visites et entretiens
Horizome collabore avec des laboratoires et des formations, à l’instar de l’Université de Strasbourg, de l’In Situ Lab ou de la HEAR, pour des visites. L’équipe salariée répond volontiers aux étudiant·es ayant besoin d’informations pour leur projet de recherche.
BIBLIOGRAPHIE
- Desgrandchamp, P. (2020). Faire culture(s) ensemble pour s’approprier les espaces du public. Des pouvoirs d’agir vs une politique de la ville ? Journal des anthropologues, 162-163(4), 151-167.
- Desgrandchamp, P., Hafed, N. et Moreau-Avila, L. (2023). Média tactique en quartier populaire et narrations radiophoniques partagées. Vers une production de l’information décentralisée. COSTECH, n° 6.
- Guinard, P. et Morovich, B. (2020). Villes, cultures et engagements. La mise en culture des villes, jusqu’où ? Journal des anthropologues, 162-163(4), 21-28.
- Granchamp, L. et Joly, R., avec la participation de Horizome (2023). Des écologies sensibles en quartier populaire : Hautepierre, Strasbourg. Espaces et sociétés, 188(1), 37-54.
- Joly R., et Lebrou V., Des jardins pour maintenir l’ordre ? Enquête ethnographique dans un quartier populaire strasbourgeois, Carnets de géographes, 15.
- Morovich, B. (2012). Concertation et projet urbain à Hautepierre (Strasbourg) : la structuration d’une démocratie participative. Revue des sciences sociales, n°47, 2012, 64-73.
- Morovich, B. (2014), Entre stigmates et mémoires : dynamiques paradoxales de la rénovation urbaine, Articulo – Journal of Urban Research, hors-série 5.
- Morovich, B. (2016). Quel « droit de cité » ? L’anthropologie en partage dans les quartiers populaires. Journal des anthropologues, 146-147(3), 277-296.
- Morovich, B. et Desgrandchamp, P. (2016). Créations sonores et émotions : une géographie strasbourgeoise, Carnets de géographes, 9.